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Devoirs

Samedi 29 décembre 2007

Il avait une taille svelte, un visage pâle, des traits arabes, et des cheveux frisés, fils unique de sa famille, il quitta ses études pour prendre en charge l’hacienda familiale dés que son père mourut.

De son père il avait hérité la langue arabe qu’il ne parlait que s’il était seul avec son père pour ne pas blesser sa mère, il avait hérité de lui aussi son amour pour les chevaux et des beaux arts, le maniement des armes à feu. Santiago Nasar était courageux et en même temps prudent, une de ces qualités que son père lui avait injectées génétiquement, et c’est depuis le déroulement d’une scène horrible à la maison qu’il prit l’habitude de ranger ses armes aussi loin possible de ses munitions, c’était un jour où la servante réfectionnait son lit, elle a fait tomber un revolvers chargé, une balle s’est fortuitement tirée traversant bois et murs jusqu’à parvenir à une statuette catholique et la démolir.

La veille d’un lundi lugubre, jour ou il allait quitter ce monde, Santiago avait rêvé d’arbres et d’oiseaux ; sa mère avait le don d’interpréter les rêves, or elle n’a pas prêté attention à celui de son fils qui était un présage de malheur ; et elle avait aussi l’instinct, ce dernier a passé par le cordon ombilical à Santiago, cependant il ne lui a pas servi pour prévoir le danger qui l’attendait le jour où il allait mourir. Toute la nuit Santiago souffrait de migraine atroce causée par son rêve, il cherchait un remède à ses maux, sa mère le vit, c’était le dernier souvenir que son fils lui a offert avec la migraine dont elle souffre toujours.

Il s’est levé à cinq heures trente du matin, c’est le jour où l’évêque rendra visite à la ville, il quitta la maison à six heures cinq somnolent et enfilant son uniforme de circonstances spéciales, il ignorait l’éventration qui l’attendait ce lundi là.

Par barkatou
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Dimanche 30 décembre 2007

   Une femme portait un nourrisson dans ses bras, demanda au prophète : Que pourrais-tu dire de nos enfants ?

  Il répondit :

Vos fils et vos filles ne sont pas les vôtres.

  L’aspiration à la vie est la mère de vos enfants.

   Vous n’êtes qu’un pont par où ils passent, ils vous accompagnent durant votre vie, pourtant vous n’en êtes pas propriétaires.

   Ils peuvent aspirer votre amour mais non pas vos pensées.

   Car leurs pensées émanent d’eux-mêmes.

  Ils peuvent hériter de votre physique, mais vous ne pouvez pas leur faire hériter vos âmes.

  Car leurs âmes logent ce qui restera inconnu pour vous.

  Vous pouvez vous obliger de suivre leur voie, mais ça serait en vain si vous les poussez à suivre la votre.

  Car leur voie s’étend vers le futur à quoi ils ne peuvent tourner le dos.

  Vous êtes l’abeille, et vos enfants en sont le produit, or le miel est la résultante du pollen.

  L’apiculteur fournit le meilleur pour que l’abeille se réjouisse et que le miel soit bon.

  Que l’abeille dans les mains de l’Apiculteur puisse prodiguer les délices.

  Car l’Apiculteur adore le miel délicieux autant que l’abeille productive.

Par barkatou
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